Le National Intelligence Estimate a publié un rapport qui dit que l'Iran veut garder une option nucléaire, c'est-à-dire se garder la possibilité de faire une bombe atomique.
Ce rapport est du pain bénit pour Pékin et Moscou, de toute manière plus que réticents à imposer un régime de sanctions plus sévères à Téhéran. En fait, il enlève toute chance à une résolution plus dure du Conseil de Sécurité de l'ONU et enfin, en supprimant l'option militaire que Washington avait jusqu'ici gardée ouverte, il prive de leur meilleur argument les adversaires d'Ahmadinejad au sein de la clique au pouvoir a Téhéran.
On comprend que ce dernier ait acceuilli le rapport comme une véritable victoire. Son avantage sur les espions de Washington, qui de leur propre aveu, ne savent pas grand chose, est que lui sait.
Lui sait si l'Iran a l'intention de se doter de l'arme atomique, et quand.
Or la poursuite des activités iraniennes va présenter d'ici à un an un dilemne au président américain à la veille de son départ : faut-il prendre le risque de laisser l'Iran parvenir au seuil nucléaire, ou choisir de frapper le pays avec à la clé un nouvel embrasement de la région ?
Polémiques synthétisée et tirées du Marianne n°559, Bruno Tertrais et Elie Barnavi
Ce rapport est du pain bénit pour Pékin et Moscou, de toute manière plus que réticents à imposer un régime de sanctions plus sévères à Téhéran. En fait, il enlève toute chance à une résolution plus dure du Conseil de Sécurité de l'ONU et enfin, en supprimant l'option militaire que Washington avait jusqu'ici gardée ouverte, il prive de leur meilleur argument les adversaires d'Ahmadinejad au sein de la clique au pouvoir a Téhéran.
On comprend que ce dernier ait acceuilli le rapport comme une véritable victoire. Son avantage sur les espions de Washington, qui de leur propre aveu, ne savent pas grand chose, est que lui sait.
Lui sait si l'Iran a l'intention de se doter de l'arme atomique, et quand.
Or la poursuite des activités iraniennes va présenter d'ici à un an un dilemne au président américain à la veille de son départ : faut-il prendre le risque de laisser l'Iran parvenir au seuil nucléaire, ou choisir de frapper le pays avec à la clé un nouvel embrasement de la région ?
Polémiques synthétisée et tirées du Marianne n°559, Bruno Tertrais et Elie Barnavi